Tapis Persans : Mode de tissage

Dans un premier temps et de façon théo­rique, les chaînes sont tendues entre deux cylindres de bois (fig. 3);

cylindres

ces dernières sont en nombre pair, car chaque nœud est exécuté sur deux chaînes (fig. 4A et B). Un des cylindres enroule le tapis au fur et à mesure de sa conception, l’autre libère simultanément une nouvelle partie de chaînes.

Vient ensuite la constitution du “kélim” par le passage de trames autour des chaînes (fig.l). A ce stade est exécutée la première rangée de nœuds. Ces derniers sont faits à l’aide d’un crochet-couteau (voir photo)

crochet_couteau

qui tire le brin autour des chaînes et, le nœud étant terminé et serré, le précoupe sommairement en surface. La rangée finie, le tisseur passe une trame qui va venir bloquer et tasser ces nœuds, puis une contre-trame.

« Reconnaitre les tapis », René Samani, 1991, éd. Massin

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