Samani, les Zurkhãneh

Nous sommes heureux de vous faire partager cette vidéo, rapportée de notre dernier voyage en Iran.

(Février 2015)

« Le Zurkhãneh ou zourkhãneh, littéralement : « maison de la force » est le gymnase traditionnel iranien, dans lequel est pratiqué le sport national iranien appelé Varzesh-e Pahlavani ou Varzesh-e Bastani.

 

La Zurkhãneh en elle-même, se présente comme une fosse octogonale d’environ 1 mètre de profondeur, dans laquelle sur un sol de terre battue, s’entraînent les athlètes pahlevan.

À la différence de la gymnastique pratiquée en occident, les exercices constituent un véritable sport collectif cumulant épreuves physiques et de souplesse, rituels spécifiques, et respect de règles morales et éthiques.

Les Pahlevan évoluent au rythme du son d’un tambour joué par le morshed ou guide, lui-même assis à une place surélevée dans la salle.

 

La zurkhãneh est donc plus qu’un lieu dédié à l’exercice de la force physique ou de l’adresse.

La zurkhãneh et le Varzesh-e Pahlavani plongent leurs racines dans la culture iranienne pré-islamique. Après la conquête arabe, sa pratique devint un temps clandestine et représenta alors une forme de résistance culturelle.

Avec l’islamisation progressive de la société perse, cette résistance se mua en un soutien des valeurs chiites face au sunnisme. En outre, certaines qualités morales et valeurs chevaleresques sont requises de la part des pahlevans: courage, abnégation, et surtout foi et fidélité absolue au prophète et aux imams.

L’apogée des Zurkhãneh sous la dynastie Safavide, alors que le chiisme duodécimain devint religion d’état. Elles déclinèrent par la suite pour voir ressusciter un regain d’intérêt au début du XXe siècle, porteuses de valeurs nationalistes.

La pratique de la Varzesh-e Pahlavani est encore vivace dans les quartiers populaires de Téhéran, Ispahan, Yazd, ou d’autres villes d’Iran. »

 

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Zurkhaneh

K’i Lin – Mythe et Symbolisme

         

K'i Lin Tapis

          Le Mythe

Le K’i Lin, animal fabuleux de la création chinoise et issu de la mythologie Taoïste, est fréquemment représenté dans les tapis chinois.

 « K’I » signifie l’animal mâle et « LIN », l’animal femelle.

Créature surnaturelle,  caractérisée généralement dans sa composition par :

-     une tête de chameau ou de dragonK'i Lin

-     le corps d’un daim

-     les pattes et les sabots d’un cheval parfois fendus comme ceux du cerf

-    la queue dite d’un bœuf ou d’un lion bouddhique

-     sur le corps, des poils, ou des écailles de poisson

-     des flammèches rappelant le corail

-     Une ou plusieurs cornes.

 

En Chine le K’i-Lin est perçu « comme la forme la plus noble et la plus parfaite de la création ; il est l’emblème de l’élégance, de la bonté et de la vertu ».

Il porte en lui une valeur symbolique issue d’un message d’amour, de paix, de vertu et de sagesse.

Il est dit « qu’il ne foule jamais l’herbe naissante ; qu’il a une démarche légère et ne provoque aucun bruit ; qu’il ne laisse aucune trace de sabots ».

 

          La signification du Mythe

Bases de la philosophie et de la religion chinoise

La signification du « K’i Lin » est inspirée des philosophies antiques de la Chine, plus précisément du Taoïsme originel datant du second siècle avant notre ère qui repose sur la théorie du « TAO ».

Le « TAO » signifie voie, chemin.

Chacun a le « TAO » en soi, il est universel. Il appartient à chacun d’entre nous de découvrir ce qu’il peut apporter : « Liberté et Bonheur ».

Le « TE », faisant parti de la théorie du « TAO », signifie « Puissance et Vertu », pouvoir propre à la nature de chaque chose ou de chaque être.

D’après cette théorie philosophique « il faut chercher la véritable nature de chaque chose, et être en harmonie avec soi-même, en harmonie avec les autres, en harmonie avec la nature. »

 Conception cosmologique en Chine

Fondée sur une conception de l’univers comme un tout organique, la cosmologie chinoise exprime « une non-division entre l’âme et la matière ».

Elle se fonde sur les cycles naturels et explique une évolution permanente par la combinaison des symboles : Le Yin et le Yang.

Le lien établie avec la représentation du « K’i Lin » est:

Chaque être possède en lui tous les ingrédients de l’univers. Le microcosme est à l’image du macrocosme et la vie de l’individu se déroule suivant  les mêmes  lois que  celles du cosmos.

 

          Le Message

 Dans sa représentation, le  « K’i-Lin » traduit  un mode de pensée s’inscrivant dans  la sagesse puisqu’il nous livre un message d’amour et de paix.

Il  est  la personnification zoomorphique de l’Homme devant atteindre la sagesse, de cet être « supérieur » qui sommeille en chacun de nous.

Cette sagesse est considérée par les Chinois comme le but ultime de l’âme. Un être épanoui est celui qui arrive à chasser ses peurs et ses vices pour ne se  laisser guider que par ses énergies positives. L’Homme doit faire preuve d’altruisme, de courage, de force, de respect, de bonté, le cœur doit guider ses pas.

Cette harmonie  intérieure et individuelle devrait favoriser une harmonie universelle.

Le  « K’i-Lin »  est l’image de l’homme vertueux, ce dernier étant à l’image du cosmos, il devient celle de Dieu. (Référence aux écrits des livres saints : « L’Homme a été créé à l’image de Dieu »).

Le  « message » livré par cette création  mythologique chinoise est celui d’une pensée hautement spirituelle qui rappelle que  « Tout est Dieu »,  que « Tout n’est qu’Un ».

Sa portée est universelle puisqu’il s’adresse à chacun.

Les Tapis Persans, approche des origines : TEHERAN

Devient la capitale de l’Iran dès le début de la dynastie de Quadjard, sous Arha Muhammad, vers 1786.

Carte Téhéran Blog

Début de production vers la fin du XVIIIème siècle.

 

Matières :

Velours :        Laine ou laine et soie, plus rarement soie.

Chaînes :        Coton ou soie

Trame :          Coton

 

Tendances décoratives : Arbre de vie principal, avec volatil, parfois motif paysage, tapis de prière, décor floral à plein champs.

 

Tendance des couleurs : Beige, mauve, rouge foncé, rose, vert.

Les Tapis Persans, approche des origines : KIRMAN

carte Kirman Blog

Le tapis débuterait à l’époque Séfévides, durant le XVème siècle, en petite quantité ; cette ville était surtout réputée pour les suzanis.

Au XVIIIème, baisse très nette du tissage.

Renouveau au XIXème siècle.

 

Matières =

Velours : Laine

Chaînes : coton

Trames : coton

 

Tendances : Florale très chargé, médaillon central, arbre de vie, motif d’Aubusson

Teinte particulière : rose, beige, bleu ciel, bleu vif.

Samani, tapis Persan : tissage d’une déchirure

« Conserver un patrimoine, préserver sa valeur, en luttant contre l’outrage du temps »

Quelques conseils :

- Le nettoyage, essentiel tous les 3 à 4 ans suivant l’utilisation,
- Le contrôle général (franges, lisières) durant ce nettoyage, permettant d’anticiper et parfois d’éviter de lourdes restaurations futures,
- La remise en état, quand elle est nécessaire (remplacement des franges, des lisières, tissage des manques).

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